Marie-Claude Simeone-Senelle
Directrice de recherche au C.N.R.S.
Habilitée à diriger des recherches à l’INALCO
Spécialité : Linguistique afro-asiatique.
Membre de l’UMR 3185 : Langage, Langues et Cultures de l’Afrique Noire
(CNRS, INALCO).
Adresse professionnelle : CNRS - LLACAN
Centre A.G. Haudricourt
7, rue Guy-Môquet
94801 Villejuif cedex
tél. 01 49 58 36 98 - fax 01 49 58 38 00
simeone@vjf.cnrs.fr
Domaines : linguistique – syntaxe – comparaison – dialectologie – typologie – sociolinguistique – contacts de langues – genèse des langues – ethnolinguistique – littérature orale - lexicologie
Aires : Les deux rives de la mer Rouge et la rive arabe de l’océan Indien: corne de l’Afrique et Yémen
Langues et dialectes :
sudarabique moderne (mehri, hobyot,
soqotri) - arabe (vernaculaire et véhiculaire) - dahalik - afar - saho.
Linguiste, spécialiste de langues afro-asiatiques, je travaille sur la description de langues dites ‘rares’, à tradition orale, très peu explorées, voire inconnues, qui appartiennent à des
groupes ou des sous-groupes différents à l’intérieur de la même famille. Ce sont toutes des langues en danger.
Les langues concernées sont :
1) des langues sémitiques : l’arabe sous ses variétés vernaculaires et véhiculaires, et des langues sud-sémitiques et leurs dialectes, plus précisément les langues dites « sudarabiques modernes » (mehri, hobyot, soqotri) et une langue afro-sémitique, le dahalik.
2) et des langues couchitiques : l’afar et le saho.
Mes recherches s’inscrivent dans le programme ‘Mer Rouge- océan Indien’. Ces langues sont parlées sur une aire qui englobe le sud de la Péninsule Arabique et la Corne de l'Afrique.
Les pays concernés sont:
1) en Arabie, le Yémen (le continent et l’île de Soqotra)
2) et en Afrique, l’Erythrée, la République de Djibouti, l'Ethiopie.
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Au Yémen |
L’étude des langues sudarabiques a débuté dans le sud du pays en 1983 (la dernière mission en date : 2007). Les enquêtes sont menées dans le Mahra sur le mehri et le hobyot, et dans l’île de Soqotra pour le soqotri. En 1991, j’ai élargi mon domaine aux variétés dialectales de l’arabe parlées sur la côte de la Tihama. L’arabe véhiculaire utilisé par les sudarabophones est aussi étudié.
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En Erythrée |
Les recherches sont menées depuis 1996 (dernière mission en date 2008), sur la côte sud (afar et saho), et sur les hauts plateaux (saho). En 1997, à la suite de ma première mission, j’ai pu identifier et classer génétiquement le dahalik, jusqu’alors non répertorié, et parlé exclusivement sur des îles de l’Archipel des Dahlak, en mer Rouge, au large de Massawa. La description de cette langue est désormais en cours.
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A Djibouti et en Ethiopie |
Au nord de la république de Djibouti et dans la vallée
de l’Awash en Ethiopie, les missions portent sur l’afar (depuis 1997).
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En Erythrée et à Djibouti |
Je m’intéresse aussi à l’arabe véhiculaire qui émerge des contacts entre des populations qui ont pour langue maternelle une langue couchitique ou une langue afro-sémitique, et qui sont en contact avec le Yémen. De même à Djibouti, est étudié, l’arabe vernaculaire de communautés vivant dans la capitale et à Obbock (au nord), il appartient au groupe dialectal ‘tihami du sud’.
Une partie de ces recherches ont été publiées : cf. la bibliographie.
Méthodologie et perspectives
Les langues et leurs dialectes sont appréhendés avant tout comme outil de communication entre les hommes, dans un environnement socio-culturel et naturel donné. Leur étude est basée sur celle des discours actualisés, des récits recueillis et observés in situ, auprès de locuteurs natifs. Les recherches se font à partir des données recueillies sur le terrain. Elles ont aussi pour but de sauvegarder une partie très importante du patrimoine ‘non ‘matériel’ des pays où elles sont parlées, avec en outre, l'ambition d'enrichir nos connaissances dans le domaine afro-asiatique, tout en dépassant le cadre strict d'une famille de langues, si large soit elle, elles se veulent aussi une contribution à une meilleure compréhension du fonctionnement du langage humain et une participation à la réflexion théorique.
Toutes les missions sont des missions CNRS. Pour ce qui est du Yémen, elles ont reçu un soutien financier de l’Université d’Aden (entre 1983 et 2004), de l’université de Paris 3, du Service
culturel du Ministère des Affaires Etrangères français, du CFEY puis du CEFAS, à Sanaa. Pour l’Erythrée, l’Alliance Française a apporté sa contribution financière à certaines missions, de même,
en Ethiopie, le Centre Français d’Etudes Ethiopiennes d’Addis Abeba, et à Djibouti, le SCAC de l’ambassade de France et le Centre d’Etudes et de Recherches de Djibouti.
Actuellement deux doctorants djiboutiens sont inscrits en thèse sous ma direction, à l’Institut National des Langues et Cultures Orientales (INaLCO), ils étudient pour l’une ‘L’arabe vernaculaire de la communauté Hakmi de Djibouti-ville’, pour l’autre ‘La dialectologie du somali’.
